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Explorons ensemble l'univers mystérieux du microbiote intestinal

Dans le post précédent, nous avons différencié les termes microbiote & microbiome. Prenons maintenant le temps de nous attarder sur le monde fascinant de notre microbiote intestinal qui héberge la plus grande concentration de microorganismes à l’échelle du corps humain.


Tout d’abord, notre microbiote intestinal résumé en quelques chiffres :

· Il regroupe plus de 100 trillons de microorganismes;

· Pour une densité de 10exp11 à 10exp12 par millilitre (it’s a bit crowded in there!);

· Notre microbiote intestinal code pour plus de 3 millions de gènes, là où le génome humain représente environ 23 000 gènes (who’s the boss?);

· Et enfin, les chercheurs pensent que cet ensemble de microorganismes pourrait peser chez certains individus jusqu’à à 5 livres!


Comme partout ailleurs, certains genres de microorganismes bénéficient d’une popularité qui les rend familiers aux oreilles du plus grand nombre : on pense ici aux Bifidobactéries, aux Lactobactéries, aux Bactéroides, aux Escherichia (et oui nous avons tous un peu de E. Coli en nous!) ou encore d’Akkermansia (ce dernier est juste pour le plaisir car il me fait toujours penser au créateur de mode Heidi Akkermann…).


Chaque individu possède une identité microbienne qui lui est propre aussi il est difficile voire impossible de brosser avec précision le portrait du microbiote idéal. Ce que nous savons en revanche, c’est que certaines bactéries lorsqu’elles sont présentes en grand nombre exercent des actions bénéfiques avérées sur notre santé. A l’inverse, d’autres bactéries dont la présence est normale dans un microbiote intestinal équilibré peuvent participer à la genèse de certaines pathologies si leur nombre augmente de façon trop importante.


De façon très simplifiée disons que :

· Dans le club des bactéries « bénéfiques » on devrait retrouver à 80% des Lactobactéries (acidophilus, bifidus, brevis, saliveria, etc.);

· Et sur le banc des « accusés » nous retrouvons les bactéries putréfactives telles que E. Coli et Bacterium putreficus. Leur présence ne devrait idéalement pas dépasser les 15 à 20%.

Ces deux catégories de bactéries sont INDISPENSABLES au bon équilibre de notre microbiote mais c’est lorsque – par l’alimentation, le stress, l’exposition aux médicaments, aux pesticides, etc. – ce ratio (bénéfiques vs de putréfaction) se renverse que des problématiques digestives telles que les flatulences, l’inflammation des muqueuses de l’intestin, les candidoses, etc. apparaissent.


La réduction du stress, la consommation d’une alimentation riche en fibres (fruits, légumes, céréales complètes, graines, noix, légumineuses) et contenant des aliments fermentés (kéfir, miso, tempeh, kimshi, sauerkraut), la pratique d’une activité physique régulière, la prise au besoin de probiotiques de qualité (nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain post!) sont quelques actions simples que nous pouvons tous mettre en place.


Sources :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6351938/

https://www.bmj.com/content/361/bmj.k2179

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